Le plan d’action commercial, ou PAC, fait le lien entre la stratégie d’une entreprise et sa mise en œuvre sur le terrain. Bâti par le manager commercial, il fixe les actions à mener pour atteindre les objectifs, avec les moyens alloués au service.
Son respect est décisif, à condition qu’il ait été correctement conçu. Un PAC mal bâti se transforme en document qu’on présente en janvier et que personne ne rouvre.
Comme tout plan, il répond à trois questions : quoi, comment, quand. Voici comment les décliner en huit étapes. L’équipe de notre CRM automatisable et flexible vous dit tout.
- Le PAC part de la stratégie de l’entreprise, pas des objectifs de l’an dernier majorés de 10 %.
- Les objectifs se déclinent par équipe et par personne, sinon chacun s’estime concerné à la marge.
- Marketing et service client doivent y figurer : un PAC isolé des autres services crée des promesses intenables.
- Les indicateurs ne valent que ce que vaut la qualification des données qui les alimentent.
- Un PAC incomplet mais daté vaut mieux qu’un PAC livré en épisodes.
Quoi : ce que le plan doit poser
Rappeler la stratégie et les valeurs
La stratégie de l’entreprise est le cap qui guide tous les services. Le PAC doit s’appuyer dessus explicitement, sans quoi il se réduit à une liste de chiffres.
Son lancement coïncide généralement avec le début d’un exercice. C’est donc l’occasion de rappeler cette stratégie et de communiquer sur les ajustements liés au contexte. Le manager doit pouvoir expliquer en quoi son plan sert cette stratégie, et non simplement l’accompagner.
C’est aussi l’occasion de réaffirmer les valeurs de l’entreprise et de montrer que le plan en tient compte. L’enjeu dépasse l’action commerciale : il s’agit de donner du sens à l’effort collectif.
Fixer les objectifs budgétaires et commerciaux
Une stratégie ne se décline pas sans chiffres. Ceux de l’entreprise se pensent parfois à trois, cinq ou dix ans ; le PAC, lui, fixe l’objectif de l’exercice.
Les objectifs budgétaires diffèrent souvent des objectifs commerciaux, et ne sont pas toujours communiqués aux équipes. Ils doivent néanmoins figurer dans le plan, quitte à rester dans la partie réservée à la direction.
Les discussions budgétaires de début d’exercice sont rarement simples. Idéalement, le PAC indique cependant l’objectif global, sa répartition par équipe, et si possible par personne. Chaque commercial peut alors se situer : il retrouve la stratégie, les valeurs, et l’objectif qui le concerne directement.
Comment : les moyens d’y arriver
Aligner le plan avec le marketing et la relation client
Puisque le PAC s’inscrit dans la stratégie globale, il doit être cohérent avec ce que font les équipes en amont et en aval de la vente.
Le marketing conçoit les actions qui génèrent l’activité, le service client intervient après la vente. Toutes les équipes doivent tenir le même discours au client. Le plan détaille donc les interactions entre ces services, faute de quoi les commerciaux promettent ce que la production ne peut pas livrer.
Détailler les actions commerciales
Demander à une équipe d’atteindre un objectif est nécessaire. Définir les actions qui permettent d’y parvenir est indispensable.
Ces actions découlent du positionnement retenu. Une entreprise qui décide de privilégier un canal de distribution ou un segment de clientèle traduit ce choix en actions dirigées vers ces cibles précises, et pas ailleurs.
Définir les indicateurs de suivi
Le CRM est le meilleur allié du manager pour suivre l’exécution : actions réalisées, appels, rendez-vous, chiffres atteints, état des leads. Les tableaux de bord donnent une visibilité continue sur l’application du plan.
Une réserve, et elle est de taille : ces indicateurs ne valent que si les données sont correctement saisies. Un tableau de bord alimenté par une base mal qualifiée produit des décisions fausses avec l’apparence de la rigueur. C’est le combat permanent du manager commercial, et le sujet de nos conseils sur la qualité des données.
Répartir le budget d’animation
Le budget d’animation, même s’il ne figure pas tel quel dans le document communiqué aux équipes, doit se traduire en actions concrètes.
Un challenge commercial, par exemple, est un signal fort. En décrire la thématique, les règles, les indicateurs et les récompenses montre que le manager s’engage aux côtés de son équipe au lieu de se contenter de réclamer des résultats.
Quand : le calendrier du plan
Livrer un plan aussi complet que possible en début d’exercice
Le PAC donne le coup d’envoi. La version idéale décrirait en une fois l’ensemble des éléments, calés dans le temps.
Cette version parfaite n’existe pas. L’objectif réaliste est de livrer le maximum d’informations fiables. Si les objectifs individuels ou le challenge demandent encore à être affinés, mieux vaut différer en annonçant une échéance précise et tenable. Rien n’use davantage une équipe qu’un plan livré en épisodes.
Jalonner l’année
Le plan ne se contente pas de définir des objectifs et des actions : il les planifie. Les échéances fixées rythment l’année et entretiennent la dynamique lancée au démarrage.
Ces jalons ont vocation à être repris dans le CRM, sous forme de tâches planifiées. Le plan cesse alors d’être un document de présentation pour devenir ce qui structure le quotidien des commerciaux.
Vos questions sur le plan d’action commercial
Quelle différence entre plan d’action commercial et plan stratégique ?
Le plan stratégique fixe la direction de l’entreprise sur plusieurs années. Le PAC traduit cette direction en actions de vente sur un exercice, avec des objectifs chiffrés et un calendrier.
À quelle fréquence faut-il réviser son PAC ?
Le plan se construit pour l’exercice, mais se revoit à chaque point d’étape, trimestriel le plus souvent. Un plan qu’on ne rouvre jamais entre janvier et décembre n’a d’effet que le jour de sa présentation.
Faut-il communiquer les objectifs individuels à toute l’équipe ?
Chacun doit connaître le sien et comprendre comment il s’articule au collectif. La transparence totale sur les objectifs de chacun se pratique dans certaines cultures d’entreprise et se révèle contre-productive dans d’autres.
Que faire si les objectifs sont manifestement hors d’atteinte ?
Le dire avant, pas après. Un objectif jugé irréaliste dès janvier démobilise plus sûrement qu’un objectif exigeant, parce que l’équipe cesse d’essayer au lieu de se dépasser.
Un petit service commercial a-t-il besoin d’un PAC formalisé ?
Oui, mais court. Deux pages qui posent les objectifs, les actions, les indicateurs et le calendrier suffisent. L’intérêt tient à l’explicitation, pas au volume du document.