Demandez à un commercial quel est son objectif principal, il répondra « vendre ». C’est précisément pour cela qu’à l’arrivée d’un CRM, la plainte est toujours la même : cet outil ajoute des tâches administratives et fait perdre du temps.
Les projets CRM réussissent mieux qu’avant, mais l’adoption insuffisante par les utilisateurs reste la première cause d’échec. Beaucoup de facteurs entrent en jeu ; nous nous concentrons ici sur les pratiques de formation.
L’équipe de notre CRM automatisable et flexible vous dit tout.
- Répondez d’abord à « qu’est-ce que j’y gagne ? » : sans réponse, toute formation est vaine.
- Une session unique en fin de projet ne suffit pas : les besoins évoluent avec l’usage.
- Associez formation à l’outil et formation au métier, ce sont deux choses différentes.
- Variez les formats : la formation doit aller vers les commerciaux, pas l’inverse.
- Rendez l’utilisateur autonome plutôt que de résoudre à sa place.
Penser la formation comme un accompagnement
Dans leur ouvrage Comment développer la performance des commerciaux ?, Antoni Girod et Nicolas Caron montrent l’importance de la dimension d’accompagnement dans la performance commerciale.
Le parallèle vaut pour le CRM. Comme dans le sport, le rôle de l’entraîneur ne se limite pas à montrer le bon geste : il enseigne des stratégies, des enchaînements, et la façon de tirer parti des forces de chacun. Une formation CRM qui se limite à montrer les boutons rate l’essentiel.
Expliquer pourquoi le CRM existe
Avoir un CRM est devenu une évidence, mais les raisons de sa mise en place varient énormément d’une entreprise à l’autre. Votre programme de formation doit s’articuler autour des usages que vous cherchez réellement à améliorer.
Communiquez régulièrement sur ces raisons, pour que chacun sache quelles pratiques sont attendues de lui. Et surtout, répondez à la question que personne ne pose à voix haute : « qu’est-ce que j’y gagne ? »
Expliquez les bénéfices pour l’entreprise, pour les managers, et pour les commerciaux eux-mêmes. Chacun doit avoir une raison de se connecter. Si vos collaborateurs ne voient aucune valeur personnelle dans l’outil, tous les efforts de formation seront perdus.
Concevoir un parcours progressif
Longtemps, la formation se limitait à une session en fin de projet, destinée à mettre le pied à l’étrier. Cette première étape reste utile, mais elle ne suffit pas.
Avec l’usage, les besoins évoluent. Les utilisateurs veulent accéder aux fonctions plus avancées, aux rapports, aux tableaux de bord. Et pas seulement : la formation à l’outil doit s’accompagner d’une formation aux pratiques commerciales.
Prévoyez donc des modules sur la négociation, sur le développement de réseau, sur la prospection. Juniors, confirmés et seniors doivent tous pouvoir apprendre quelque chose, sur l’outil comme sur le métier. C’est ce qui transforme le CRM d’une contrainte en un moyen de mieux travailler.
Varier les formats
Les modalités d’apprentissage se sont considérablement diversifiées : formation en ligne, mise en situation, vidéo, apprentissage fractionné, accompagnement individuel, formats mobiles.
Combinez-les, pour que la formation aille vers les commerciaux plutôt que l’inverse. Une vidéo de trente secondes consultée au moment où la question se pose est infiniment plus efficace qu’une session de trois heures programmée un mardi matin.
L’intégration de contenus explicatifs directement dans l’outil répond exactement à ce besoin : un doute sur une fonction, une réponse immédiate, sans quitter l’écran ni solliciter personne.
Proposer une assistance qui rend autonome
Vos utilisateurs auront des questions, surtout dans les premières semaines. Une aide en ligne est un prérequis, mais elle ne couvrira jamais tous les cas.
Votre dispositif d’assistance doit donc prendre le relais. Avec un principe : donner les clés plutôt que la réponse, pour que l’utilisateur se débrouille seul la prochaine fois.
C’est ce qui distingue un support qui désengorge d’un support qui s’auto-alimente. Et c’est aussi ce qui fait passer une équipe du statut d’utilisatrice contrainte à celui d’utilisatrice autonome, seule situation où l’adoption devient durable. Le sujet rejoint directement les étapes du lancement d’un CRM.
Vos questions sur la formation au CRM
Combien de temps de formation prévoir au démarrage ?
Moins qu’on ne le croit, mais plusieurs fois. Deux sessions courtes espacées de trois semaines produisent bien davantage qu’une journée complète dont il ne restera presque rien.
Faut-il former tout le monde de la même façon ?
Non. Un commercial et un responsable n’utilisent pas le même outil : l’un saisit et consulte, l’autre analyse et arbitre. Les former ensemble ennuie les deux.
Comment savoir si la formation a fonctionné ?
Regardez la qualité des données saisies, pas le nombre de connexions. Des fiches complètes et à jour sont le seul signal fiable que l’outil a été compris et adopté.
Que faire des utilisateurs qui restent réfractaires ?
Cherchez ce qui bloque avant d’insister. Une réticence persistante cache souvent une difficulté réelle, un écran mal conçu ou une saisie trop lourde, que la formation ne corrigera jamais.
Faut-il reformer après une mise à jour de l’outil ?
Uniquement sur ce qui change, et brièvement. Une note claire et une vidéo courte suffisent dans la plupart des cas ; convoquer une session complète pour trois nouveautés décrédibilise le dispositif.