Accéder aux données de l’entreprise depuis n’importe où fait aujourd’hui partie du minimum attendu d’un CRM. Ce n’est plus un argument de vente, c’est un prérequis, et c’est justement pour cela qu’il faut regarder ailleurs que sur la case « application mobile » d’un comparatif.
Voici ce qu’un CRM mobile change réellement, et les trois points que personne ne vérifie avant de signer.
L’équipe de notre CRM automatisable et flexible vous dit tout.
- Le besoin vient du terrain : un commercial coupé de ses données dès qu’il sort du bureau perd du temps.
- La consultation est facile, la saisie ne l’est pas : c’est là que se joue la qualité de l’outil.
- Le mode hors connexion reste le point le plus souvent oublié.
- Un téléphone se perd : la sécurité d’accès fait partie du sujet.
- Géolocaliser des salariés est encadré, et interdit dans plusieurs cas.
D’où vient le besoin
Il est né de la force de vente. Un commercial itinérant qui perd l’accès à ses informations dès qu’il quitte le bureau prépare mal ses rendez-vous, saisit ses comptes rendus le soir ou le lendemain, et parfois jamais.
Les conséquences sont doubles. Une perte de productivité, évidemment. Mais surtout une dégradation de la donnée : un compte rendu écrit trois jours après un rendez-vous est moins précis, et la moitié des informations utiles n’y figurent plus.
Ce que le mobile apporte concrètement
Préparer et suivre depuis le terrain
Accès à la vue complète du client avant d’entrer en rendez-vous : historique des échanges, affaires en cours, devis envoyés, incidents signalés. Le bénéfice ne se mesure pas en minutes gagnées, mais en crédibilité devant l’interlocuteur.
Saisir au moment où l’information existe
Créer un contact, mettre à jour une affaire, enregistrer un compte rendu dans les minutes qui suivent l’entretien. C’est le vrai gain, et c’est aussi le critère qui distingue une bonne application mobile d’une mauvaise : consulter une fiche est facile partout, saisir correctement sur un téléphone ne l’est presque nulle part.
Répondre plus vite
Notifications, validations, réponses à une demande sans attendre le retour au bureau. L’effet sur la satisfaction client vient moins de la qualité de la réponse que de son délai.
Les trois points que personne ne vérifie
1. Le mode hors connexion
Parking souterrain, zone blanche, site industriel, train. Une application qui exige une connexion permanente est inutilisable précisément là où on en a besoin. Vérifiez ce qui reste consultable et surtout ce qui peut être saisi hors connexion, puis synchronisé ensuite.
2. La sécurité
Un téléphone se perd, se vole et se prête. Or il donne accès à l’intégralité de votre base clients. Regardez comment l’accès s’authentifie, ce qui est stocké sur l’appareil et comment couper l’accès à distance quand quelqu’un quitte l’entreprise. Ces questions relèvent de la sécurité et de la conformité de votre outil, pas du confort d’usage.
3. La géolocalisation des collaborateurs
C’est le point le plus délicat, et il est presque toujours absent des discussions d’équipement. Géolocaliser un client sur une carte ne pose pas de difficulté. Géolocaliser vos collaborateurs en pose beaucoup.
En France, la CNIL encadre strictement ces dispositifs. Trois points méritent d’être connus avant d’activer quoi que ce soit.
- La géolocalisation est exclue pour un salarié disposant d’une liberté d’organisation de ses déplacements, ce qui est précisément le cas d’un commercial itinérant.
- Le suivi du temps de travail n’est pas une finalité admise lorsqu’un autre moyen existe, et le contrôle permanent est proscrit.
- Les salariés doivent pouvoir désactiver la collecte en dehors du temps de travail, être informés du dispositif, et les représentants du personnel doivent être consultés au préalable.
Autrement dit, la fonction existe dans les outils, elle n’est pas pour autant activable comme bon vous semble. Le sujet plus général des données est traité dans notre article sur le RGPD et les données de votre CRM.
La réserve : le mobile ne sauve pas un CRM mal adopté
On entend parfois qu’une application mobile réglera un problème d’adoption. C’est faux, et l’erreur coûte cher.
Si vos commerciaux n’alimentent pas le CRM depuis leur ordinateur, ce n’est pas une question de support : c’est que la saisie leur demande plus qu’elle ne leur rapporte. Le téléphone ne fait qu’aggraver ce déséquilibre, puisque saisir y est plus pénible.
Réduisez d’abord ce que vous demandez, puis rendez-le accessible partout. Dans cet ordre. C’est aussi l’une des causes que nous détaillons dans notre article sur l’échec des projets CRM.
Vos questions sur le CRM mobile
Application dédiée ou site adapté au mobile ?
Regardez l’usage réel plutôt que la technologie. Une application se justifie surtout pour le hors connexion et l’accès aux fonctions du téléphone ; sinon la différence est mince.
Faut-il donner accès à toute la base depuis un mobile ?
Non, et c’est un réglage à faire dès le départ. Limitez l’accès mobile au périmètre utile à chaque profil, ce qui réduit d’autant le risque en cas de perte.
Comment savoir si l’application mobile est réellement utilisée ?
Comptez les créations et mises à jour faites depuis un mobile. Si le chiffre est proche de zéro, l’application sert à consulter, pas à travailler.
Le mobile remplace-t-il l’ordinateur pour un commercial ?
Il le complète. Les tâches longues restent sur ordinateur ; le mobile sert à consulter avant un rendez-vous et à saisir juste après.
Que faire quand un collaborateur part ?
Coupez l’accès le jour même. Vérifiez aussi ce qui reste stocké sur l’appareil, point régulièrement oublié dans les procédures de départ.