Beaucoup d’entreprises suivent encore la prospection de leurs commerciaux dans un tableur. Sur le papier, c’est simple : dix minutes par jour suffisent pour le tenir à jour. En pratique, combien le font vraiment, et avec quelle régularité ?
Un CRM bien paramétré produit ces chiffres seul, à condition de savoir lesquels suivre. Voici cinq indicateurs pour mieux suivre votre prospection, construits sur un processus simple et adaptables au vôtre.
L’équipe de notre CRM automatisable et flexible vous dit tout.
- Commencez par décrire votre processus de prospection, étape par étape.
- Trois indicateurs de volume : qualifications, rendez-vous, opportunités.
- Deux indicateurs de rendement : taux de qualification et taux de conversion.
- Un indicateur ne s’interprète qu’après une période d’observation.
- Le CRM les produit automatiquement, sans saisie supplémentaire.
Partir du processus, pas des indicateurs
Un indicateur n’a de sens que rapporté à une étape précise du processus. L’erreur courante consiste à choisir des chiffres avant d’avoir décrit ce qu’ils mesurent. Commencez donc par les étapes de votre prospection. Pour l’exemple, prenons un processus volontairement simple.
- Lead non qualifié : une information non vérifiée sur une personne ou une entreprise, issue par exemple d’un fichier ou d’un salon.
- Lead qualifié : les informations ont été vérifiées et un intérêt commercial existe.
- Rendez-vous obtenu : un échange approfondi est planifié.
- Lead converti : un besoin est détecté et une proposition est en cours.
Une fois ces étapes inscrites dans le CRM, chaque changement de statut devient une donnée. Les rapports se construisent alors sans effort, en temps réel, et un manager peut repérer un ralentissement avant qu’il n’affecte le chiffre d’affaires.
Trois indicateurs de volume
1. Le nombre de qualifications
Combien de leads passent de non qualifié à qualifié, par jour ou par semaine. C’est l’indicateur d’effort le plus direct : il mesure le travail de tri et de vérification réalisé.
2. Le nombre de rendez-vous obtenus
Combien d’échanges approfondis sont planifiés sur la même période. C’est souvent l’objectif fixé aux équipes de prospection, parce qu’il marque le passage du contact à la relation.
3. Le nombre d’opportunités détectées
Combien de leads font l’objet d’une proposition. C’est le point de jonction entre la prospection et la vente, et le premier indicateur qui annonce le chiffre d’affaires futur.
Ces trois chiffres ne s’interprètent pas à la première lecture. Il faut une période d’observation pour disposer de points de comparaison, d’un commercial à l’autre et d’une période à l’autre. L’activité est aussi saisonnière : une baisse en août ne dit pas la même chose qu’une baisse en octobre.
Deux indicateurs de rendement
4. Le taux de qualification
C’est le rapport entre les leads qualifiés et les leads traités. Il mesure la qualité des sources autant que le travail du commercial : un taux faible signale souvent un fichier mal ciblé plutôt qu’un manque d’effort. Comparé entre commerciaux travaillant sur les mêmes sources, il devient un outil de coaching.
5. Le taux de conversion
C’est le rapport entre les leads convertis en opportunités et les leads qualifiés. Il mesure l’adéquation entre l’offre et la cible : il dépend à la fois de la capacité du marketing à viser juste et de celle du commercial à transformer. Il gagne à être calculé par secteur ou par source, pour repérer les segments les plus porteurs.
Du tableau de bord à la décision
Ces cinq indicateurs tiennent sur un seul tableau de bord. Ils permettent au commercial de savoir où il en est par rapport à ses objectifs, et au manager de repérer où le processus coince : beaucoup de qualifications et peu de rendez-vous ne posent pas le même problème que beaucoup de rendez-vous et peu d’opportunités.
Ils mesurent la prospection, pas la performance commerciale dans son ensemble. Pour celle-ci, consultez notre article sur les indicateurs de performance commerciale. Et si votre suivi repose encore sur un tableur, notre article sur les limites du fichier Excel vous concerne.
Vos questions sur les indicateurs de prospection
À quelle fréquence consulter ces indicateurs ?
Chaque semaine pour les volumes, chaque mois pour les taux. Les taux sur une semaine portent sur trop peu de cas pour être fiables.
Faut-il fixer des objectifs sur chaque indicateur ?
Sur les volumes, oui. Sur les taux, mieux vaut suivre une tendance : un objectif de taux pousse à écarter les leads difficiles.
Que faire si le taux de qualification chute ?
Regardez d’abord la source des leads. Un nouveau fichier ou un nouveau canal explique la plupart des chutes brutales.
Ces indicateurs valent-ils pour une petite équipe ?
Oui, même pour un seul commercial. Ils servent alors d’abord à soi-même, pour savoir où passe son temps.
Faut-il ajouter d’autres indicateurs ?
Seulement si une question précise l’exige. Cinq indicateurs suivis valent mieux que quinze consultés de loin en loin.