On dit souvent que le CRM constitue la mémoire de l’entreprise. Comme toute mémoire, elle s’entretient, faute de quoi elle se met à raconter n’importe quoi.
L’enjeu n’est pas seulement pratique. Le RGPD impose que les données personnelles soient exactes et tenues à jour, et que celles qui sont inexactes soient effacées ou rectifiées sans tarder. La qualité des données n’est donc pas un confort d’organisation, c’est une obligation.
Voici sept conseils pour maintenir des données exploitables par vos équipes commerciales, marketing et service client. L’équipe de notre CRM automatisable et flexible vous dit tout.
- Une seule interface vaut mieux qu’un référentiel ambitieux qui n’aboutira jamais.
- Trop de champs tue le champ : plus il y en a, moins ils sont remplis.
- La règle de doublon se définit en amont, sinon le dédoublonnage ne détecte rien.
- Le client lui-même est le meilleur correcteur de sa propre fiche.
- Sans responsable désigné, la qualité des données se dégrade par simple inertie.
Centralisez vos données sur une interface unique
La connaissance client suppose une stratégie complète : quelles données collecter, par quels canaux, dans quel outil les héberger, et pour quel usage.
Beaucoup d’entreprises visent une base de référence unique, la fameuse source unique de vérité. Ces projets sont souvent longs, complexes et coûteux, et beaucoup s’enlisent avant d’avoir produit quoi que ce soit.
Nous conseillons plutôt de partir du CRM comme référentiel. Il est plus rapide à mettre en place, il est orienté client par construction, et il a l’avantage décisif d’être utilisé quotidiennement, ce qui est la seule garantie qu’une base reste vivante.
Concevez votre qualité de données en amont
Avec un CRM personnalisable, vous gérez les données standards, raison sociale, adresses, coordonnées des interlocuteurs, mais aussi une terminologie, une hiérarchie d’information et des champs obligatoires propres à votre marché.
L’erreur la plus fréquente dans les projets que nous voyons est la surcharge de champs. Plus il y a de champs, plus les utilisateurs renoncent à les remplir, et moins l’outil est adopté. Autant dire que l’excès de rigueur produit exactement l’inverse de l’effet recherché.
Antoine de Saint-Exupéry résumait la bonne approche : « La perfection est atteinte non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer. » Cela vaut aussi au regard du RGPD, qui impose de ne collecter que les données nécessaires à la finalité poursuivie.
Veillez à la qualification effective des fiches
Tenir des données complètes et à jour ne peut pas rester optionnel pour ceux qui en ont la charge. Des rapports de qualité de données construits directement dans le CRM permettent d’identifier les champs vides, incomplets ou manifestement mal remplis.
Rendre des champs obligatoires garantit un minimum, mais dosez. Un formulaire trop contraignant devient un prétexte à ne rien saisir du tout : l’utilisateur qui ne dispose pas d’une information bloque sur le champ obligatoire et abandonne la fiche entière.
La solution consiste à permettre une qualification par étapes, où la fiche s’enrichit au fil de la relation plutôt que de tout exiger au premier contact.
Organisez le nettoyage de vos données
Des données erronées, incomplètes ou périmées produisent l’inverse de ce qu’on attend d’un CRM : les commerciaux perdent en réactivité, les campagnes marketing tombent à côté, le service client travaille à l’aveugle.
Les mises à jour peuvent s’automatiser quand le CRM est connecté à des outils tiers, comptabilité ou ERP. À défaut, elles se font manuellement, et le commercial n’est pas le seul à pouvoir y contribuer.
Sollicitez directement le client. Un questionnaire en ligne, un appel ou un e-mail de validation font gagner du temps, et montrent au passage que vous tenez sa fiche à jour, ce qui participe de la relation. C’est aussi une façon simple de respecter votre obligation d’exactitude. Sur ce chantier, les fonctions d’import, export et nettoyage des données font l’essentiel du travail.
Traquez les doublons
Votre système sait éliminer les données redondantes, à condition que la notion de doublon ait été définie au moment de la mise en œuvre. Sans règle, l’outil ne détecte rien.
Concrètement, vous décidez des critères qui identifient un interlocuteur : nom, adresse postale, fonction, ligne directe, adresse e-mail. Ce sont eux qui serviront à la stratégie de dédoublonnage.
Les règles de détection se déclenchent à trois moments : à l’import, à la création d’une fiche, et lors des synchronisations avec vos autres systèmes. C’est ce dernier point qu’on oublie le plus souvent, et c’est celui qui recrée le plus de doublons.
Auditez périodiquement votre gestion des données
Vos outils évoluent, vos données aussi. Ce qui a été paramétré il y a quelques années n’est pas gravé dans le marbre, et mérite d’être réexaminé régulièrement.
Si vos processus ne tiennent plus, c’est l’occasion d’un audit de qualité des données associant les parties prenantes, service client, marketing, commerce. L’exercice consiste à redéfinir ensemble les canaux et les données réellement utiles.
Profitez-en pour réexaminer vos durées de conservation : purger ce qui n’a plus d’utilité allège la base, améliore mécaniquement sa qualité et vous met en conformité. Les deux objectifs vont dans le même sens.
Désignez un responsable de la qualité des données
Un projet CRM n’a rien d’anodin et mérite une équipe dédiée. L’essentiel du travail se joue dans l’expression de besoin, l’implémentation et la conduite du changement, mais l’outil demande ensuite des évaluations continues.
À défaut d’une équipe complète, désignez a minima un responsable CRM. Quelqu’un qui connaît le système en profondeur et qui passe assez de temps sur le terrain pour récolter les retours et agir en conséquence.
Sans ce rôle, la dégradation ne vient pas d’une décision, elle vient de l’inertie : personne ne détruit une base de données, elle se périme toute seule.
Vos questions sur la qualité des données CRM
À quelle fréquence faut-il nettoyer sa base CRM ?
Le nettoyage ponctuel est un pansement. Mieux vaut des contrôles automatiques permanents, à l’import et à la création, complétés par une revue approfondie une à deux fois par an selon le volume et le rythme de renouvellement de votre base.
Combien de champs obligatoires faut-il prévoir ?
Le moins possible, et uniquement ceux dont l’absence empêche réellement de travailler. Un champ obligatoire qu’on remplit avec un point ou un tiret pour passer à l’écran suivant dégrade la base au lieu de la protéger.
Faut-il importer l’historique complet dans un nouveau CRM ?
Rarement. Reprendre dix ans de fichiers non nettoyés revient à importer le problème avec la solution. Mieux vaut migrer les contacts actifs et les affaires en cours, et archiver le reste à part.
La qualité des données a-t-elle un rapport avec le RGPD ?
Oui, direct. Le règlement impose des données exactes, à jour et limitées à ce qui est nécessaire, ainsi qu’une durée de conservation définie. Une base propre est plus performante et plus conforme, sans arbitrage à faire entre les deux.
Qui doit être responsable de la qualité des données ?
Ni l’informatique seule, ni le commerce seul. Le rôle appartient à celui qui utilise la donnée et qui a autorité pour arbitrer les règles, souvent un responsable CRM rattaché à la direction commerciale ou aux opérations.